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❝ ONLY IF FOR A NIGHT. (Natalee)

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◭ Arrivée à Panem : 17/08/2012
◭ SOS : 38

MessageSujet: ❝ ONLY IF FOR A NIGHT. (Natalee) Dim 30 Sep - 9:42

Natalee Levitt


A SAVOIR

Je me nomme Natalee Levitt. Je suis âgé(e) de vingt années. Je viens du district neuf. Voici mes principaux traits de caractères : mettre les principaux traits de caractères. Mais j'ai aussi certaines faiblesses et atouts qui sont : mettre les faiblesses puis les atouts. Je suis dans le groupe Life is complicated.
L'ARTISTE

Votre prénom ?
Votre pseudo ? Sun Showers
Comment avez-vous connu HGR ? J'étais sur la première version I love you
Que pensez-vous de ce forum ?
Un petit mot pour la fin ?

THIS IS MY HISTORY
Des flocons de neige tombaient du ciel. Cela me semblait magique. Jamais, je n’avais vu la neige. C’était presque irréel. Impensable. Mais pourtant, elle était bien présente. Partout. Sur les toits de nos maisons. Sur le sol. Mes pas laissaient des traces dans la neige, mais elles étaient rapidement recouvertes par les quelques flocons qui se rajoutaient à la surface blanche. J’avançais, sans but particulier. Je n’avais même pas froid, ce qui était étrange, vu que la température ambiante ne devait pas dépasser les deux degrés Celsius. Je ne vivais plus, je ne ressentais plus rien. La douleur avait été trop forte, et m’avait détruite, petit à petit. Comment, en si peu de temps, aurais-je pu accepter toutes ces choses sans en souffrir ? J’avais tout perdu. Tout. L’amour, l’amitié et même la vie. La vie que je me devais de donner. J’avais des souvenirs, mais ils étaient flous. J’avais l’impression de tout oublier. Il ne me restait vraiment plus rien. J’avais ma famille, certes, mais je n’avais jamais été proche d’eux. Même enfant, je les détestais. Mon père était malade depuis peu. Nous ne savions pas exactement ce qu’il avait, mais il s’affaiblissait de jour en jour. Je ne parvenais même pas à être triste. Il était impossible d’éprouver encore ce genre de sentiments. J’étais blindée, comme dirait ma grand-mère (encore une de ses vieilles expressions.) De l’autre côté, se trouvait Adrastée. L’épouse de mon meilleur ami. Elle était un peu comme ma belle-sœur, en somme, puisque Cameron avait toujours été comme mon frère. Nous n’avions jamais été vraiment amies. Le sommes-nous vraiment désormais ? Aucune idée. Je ne me sens même pas capable d’éprouver un sentiment d’amitié. Mais qu’importe : elle est présente dans ma vie, elle essaie de me soutenir. Je crois que cette relation est à sens unique. Je suis incapable de l’aider, elle. Peut-être a-t-elle autant souffert que moi, sûrement d’ailleurs, mais je ne peux pas. Je reste enfermée dans mon silence, et j’attends. J’attends que le temps passe. J’attends de mourir, à mon tour, en réalité.

La journée est belle. Il ne fait pas froid, les beaux jours reviennent, je le sens. Les fleurs s’ouvrent lentement. Elles s’offrent au monde. Je devrais être heureuse, me sentir bien. Je suis pourtant sur les nerfs. Sans raison particulière. Où peut-être que les rires mesquins des enfants dans la cour d’école m’agacent particulièrement ? J’aurais voulu profiter de la pause tranquillement, mais ils ne semblent jamais s’arrêter. Ils ne se moquent pas de moi, oh non. Jamais, ils n’oseraient s’aventurer sur un tel terrain avec moi. J’ai une sale réputation, pour mes dix ans. Enfin, j’ai un sale caractère, quoi. Et cela les effraie. Tant mieux. Je n’ai peut-être pas énormément d’amis, mais au moins je ne me fais pas embêter. Pas comme lui. Il devrait savoir se défendre, pourtant. Il est plus âgé que nous. Mais il me semble fragile, renfermé. Ses yeux sont baissés, il ne bronche pas, il n’essaie même pas une seule seconde. C’est étrange, je ne me serais pas laissée faire ainsi, si j’étais à sa place. Je soupire, quand l’un des enfants se moque de ses vêtements de « pauvres. » Il ajoute ensuite qu’il finira certainement à vivre dans la rue. Pour qui se prend t-il ? Je le soupçonne fortement de ne pas être beaucoup plus riche que la plupart d’entre nous. Après tout, l’électricité est encore très rare au sein du district neuf et cela signifie bien quelque chose. Je me lève, marche tranquillement, sans me presser, vers le groupe de garçons. Le jeune garçon se lève, à son tour, et part dans une direction opposée. Lui se dépêche. Il profite de l’occasion : en effet, en me voyant arriver, toutes les brutes se sont tournées dans ma direction, oubliant complètement de brutaliser leur victime préférée. Mais rapidement, l’un d’entre eux donne un coup de coude à l’un de ses amis. « Eh, Huggins s’est barré. » De là, les menaces fusent. « Où t’es Huggins ? ; On va te retrouver Huggins !; Pas la peine de te planquer sale lâche. » Ma mâchoire se crispe. La colère monte en moi. Elle est si forte qu’une larme coule sur ma joue. « Arrêtez ! Pour qui vous prenez-vous ? S’attaquer à plus faible que soi est signe de lâcheté, c’est vos les lâches, pas lui. Bande d’idiots. » Ils restent interdits. Je sais ce qu’ils pensent : comment une gamine ose s’élever contre nous ? Mais ils ne bougent pas, ne font rien. Ils me craignent et j’apprécie ce pouvoir. Je les laisse plantés là, et je pars rejoindre le garçon. Cameron. Il est là, tapi dans un coin, en train de pleurer toutes les larmes de son corps. Je lui attrape le menton, le force à me regarder. « Viens avec moi. » Il refuse. Je m’approche encore un peu plus de lui, essuie ses larmes et dépose un baiser sur sa joue. Il me regarde, enfin. Je n’avais jamais remarqué ses yeux. La force de son regard. Je n’avais pas compris à quel point ce garçon était beau. Je lui souris, l’attire contre moi. Je le serre dans mes bras, et recueille toutes les peines de son cœur en silence. Ce jour-là, Cameron Huggins devint mon meilleur ami. A la vie, à la mort.


Mon meilleur ami m’avait tout donné. De son corps, jusqu’à son cœur en passant par son âme. Tout m’appartenait. Il était mien. J’aurais dû être entièrement sienne, mais je m’échappais pourtant. Trop tôt, j’avais abandonné mes rêves d’enfants : longtemps, j’avais été persuadé que je marierais un jour avec Cameron et que mes enfants porteraient son nom. L’arrivée imminente de l’autre garçon, dans ma vie, m’avait bien vite prouvé le contraire. J’avais seize ans et Milan Adamson m’offrait le monde. Il était beau, aussi beau que l’était notre vision des dieux de l’olympe. Mon amie Marvina m’avait d’ailleurs un jour déclaré qu’il semblait venir tout droit du paradis. C’était vrai. Il était un ange. Mon ange. L’amour que je lui portais était indescriptible. Soudain, en quelques instants, il prenait toute la place dans ma nouvelle vie. Milan et Natalee. Voilà comment se dessinait mon avenir. Cameron, mon meilleur ami, ne serait que cela, jusqu’à la fin de nos jours. Moi, qui lui avait promis de devenir sa femme, reniait toutes mes anciennes promesses. Je le décevais, peut-être, mais jamais, jamais, il ne laissait paraître quelque chose. Bien que détestant du plus profond de son âme Milan, il se disait heureux pour moi. J’étais comblée. J’avais pour moi deux hommes, et bien que je refuse toujours de l’admettre, ma nature quelque peu égoïste repris le dessus. Je les voulais pour moi, et pour moi seule. Mais tous deux m’acceptaient comme j’étais. Eh bien heureusement. Je crois que je n’aurais jamais pu vivre sans l’un ou l’autre. Ils faisaient parti de moi. Sans eux, je n’étais plus Natalee. J’étais une sorte de fantôme errant. Exactement ce que je suis, aujourd’hui. Sans eux.

« Tu peux le faire, Nat. »
Mon nez se fronce. Mes yeux se plissent. Sur ce coup là, je n’ai pas confiance en moi. J’ai même peur, en réalité. Il s’approche de moi, en silence. Nos corps se touchent, presque, et comme toujours un courant électrique me parcourt le corps. Il attrape mon bras, le place juste au bon endroit. L’archer se dresse devant nous. Il m’aide, et m’aidera, je le sais, à atteindre la cible. « Ferme ton œil droit. » J’acquiesce et met son ordre à exécution. J’ai probablement l’air idiot, ainsi, mais je m’en fiche. Milan est près de moi, et cela me suffit pour oublier le reste du monde. « Maintenant, lève l’archer jusqu’à la hauteur de ton épaule. Voilà. Tend ton bras, surtout. » Je m’exécute, mais j’oublie parfois de respirer. Je n’ai qu’une envie : laisser tomber le tir à l’arc, et le prendre dans mes bras, maintenant. « Attrape la corde, tends la bien, et quand je te dirais d’y aller, tu lâcheras, d’accord ? » J’hoche le visage. « Milan … » « Oui, Natalee ? » « Tu penses que j’en suis capable ? » Il rit, doucement, gentiment. Dépose un baiser sur ma joue, puis se déplace lentement jusqu’à mon oreille, où il me murmure d’y aller. Quelques secondes me sont nécessaires pour reprendre mes esprits. Puis, je l’écoute, j’y vais. Je vise, je lâche la corde et la flèche s’en va. A toute vitesse. Je retiens mon souffle. Il applaudit à tout rompre, avant même que je n’ai le temps de me rendre compte : ma flèche a atteint la cible, en plein mille. Je lâche l’archer, j’éclate de rire et me précipite dans les bras de Milan. « C’est grâce à toi, tout ça. » Je me recule un peu, nos yeux se croisent. A-t-il déjà été aussi beau ? Lentement, je me rapproche de lui. Et dépose un baiser sur ses lèvres. Pour la première fois. J’attends, je guette sa réaction et cette fois, c’est lui qui s’avance vers moi. Il m’embrasse. Comme on ne m’a jamais embrassé. L’instant est magique. Nous ne nous connaissons depuis quelques mois, maintenant, et j’attends cela depuis le début. Il fallait oser, simplement. Je murmure : « Milan, je … » Les mots se perdent dans ma gorge. Il sourit. « Moi aussi, ma belle. Et depuis le premier jour. »

© merci à witty storm de bazzart.



Dernière édition par Natalee Levitt le Dim 30 Sep - 9:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❝ ONLY IF FOR A NIGHT. (Natalee) Dim 30 Sep - 9:49

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